Sophrologie et stress au travail

« Le stress est ignorant, il croit que tout est urgent » Natalie Golberg


Le stress en chiffres

  • 72 % des personnes interrogées disent subir un stress au travail ;
  • 58 % disent l'être plus qu'il y a quelques années ;
  • 75 %  des  salariés  souhaitent que  le  stress  soit  reconnu comme maladie professionnelle ;
  • 50 à 75 % de toutes les consultations médicales sont motivées par le stress ;
  • Le stress au travail est responsable d’au moins 50% de l’absentéisme (Commission Européenne 2002) ;
  • Le coût social du stress est estimé à 3 milliards d’euros (INRS 2007) ;
  • 300 à 400 suicides par an, imputables au travail (Fédération Française au Travail) ;

Le stress c’est quoi ?

Le stress existe depuis la nuit des temps… Le stress consiste en un schéma de réactions « d’homme des cavernes » qui préparent l’organisme humain à la fuite ou à la lutte, autrement dit à l’activité physique pour se défendre.

Le stress n'est qu'une réaction normale de l'individu qui, chaque fois qu'il est confronté à une situation, doit s'y adapter. On peut définir le stress comme un processus d’adaptation de l’être humain à son environnement.

  • On distingue :
    • les stresseurs : événements extérieurs stressants ;
    • la réaction de stress : ce que nous ressentons face à un événement ou un changement.

Tracas, événements, changements (C'est stressant !) > Réaction physiologique et psychologique (Je suis stressé !)

Il existe 3 états de défense lors d’un évènement ressenti comme stressant :

  • la fuite pour se défendre (le mouvement…) qui peut se traduire par de l’agitation physique, l’envie de partir, la recherche de solutions tous azimuts, l’agitation verbale… L’état de fuite correspond à ce que l’on nomme plus communément l’anxiété.
    Réactions physiologique et psychologique :
    • signes physiologiques : rougissement, déglutitions, sueurs, respiration rapide ;
    • signes comportements : regard fuyant, sourire flou ;
    • sensations d’angoisse ;
    • sentiment de peur ou d’inquiétude.
  • la lutte pour se défendre (l’attaque…) qui peut se traduire par des paroles ou des gestes de défense, une élévation du niveau de la voix, un ton cassant, une volonté de passer en force pour se défendre.
    Réactions physiologique et psychologique :
    • signes physiologiques : visage empourpré, expression visage fermé ;
    • signes comportements : regard fixe et frontal, tensions musculaires ;
    • sensations d’énervement ;
    • sentiment de colère.
  • le repli (appelée par Laborit inhibition de l’action) qui se traduit généralement par la tétanisation physique et psychologique, une difficulté à s’exprimer, une propension à se dévaloriser. L’état de repli correspond à la déprime et à l’auto-dévalorisation.
    Réactions physiologique et psychologique :
    • signes physiologiques : teint pâle, lèvres grises ou violacées (sensibilité à la douleur et aux spasmes) ;
    • signes comportements : regard bas, visage mou, traits tombants, voix basse ;
    • sensation de fatigue ;
    • sentiment de tristesse.

Les conséquences du stress

 

Les conséquences personnelles

  • Maladies, risques d'accidents ;
  • Démoralisation, démotivation, agressivité ;
  • Baisse de la confiance et de l'estime de soi ;
  • Compensations ;
  • Épuisement de l'organisme s'il se prolonge : stress chronique > burn out > dépression.

Les conséquences physiques du stress

  • Mal-être, fatigue, perte du sommeil ;
  • Irritabilité, Nervosité ;
  • Agressivité et colères apparaissent sans raison ;
  • Changement d’humeur soudain ;
  • Envies de rire nerveuses ou tristesses passagères ;
  • Insomnies ;
  • Sommeil agité, réveils fréquents, cauchemars ou hypersomnies ;
  • Sensation de ne jamais récupérer même après une bonne nuit de sommeil ;
  • Angoisses, anxiété ;
  • Perte d’appétit ou consommation de nourriture exagérée ;
  • Difficulté de concentration ;
  • Impression de ne plus arriver à finir ses projets ;
  • Prises en excès de café, thé, cigarettes, vitamines, somnifères, antalgiques anxiolytiques.

En quoi la sophrologie peut vous aider ?

La sophrologie va avoir une approche globale de la gestion du stress. Elle va prendre en compte l’aspect physiologique et l’aspect psychique du problème, prenant l’individu dans son intégralité.

Différents aspects à prendre en considération

Tout d’abord l’aspect préventif, en effet il est important d’écouter son corps pour repérer les différents signes du stress avant qu’il ne devienne un stress chronique. Ensuite, l’aspect thérapeutique, pour prendre du recul et apprendre à lâcher prise avant la rupture. Retrouver les ressources nécessaires pour aller vers un mieux-être. Et pour finir, l’aspect confiance et estime de soi qui ont été mises à mal durant une période difficile au travail.

Cet accompagnement thérapeutique se fait dans un premier temps après un premier échange avec la personne, afin de mieux connaître ses besoins et les ressources dont elle dispose afin de définir ensemble son objectif. Les exercices sont basés sur la respiration, la détente musculaire et la visualisation. La respiration va permettre de reprendre conscience de son corps, de découvrir les sensations de tension et de relâchement. La détente musculaire va approfondir le lâcher prise autant physique que mental, de retrouver un sommeil réparateur. La visualisation positive va venir consolider les techniques précédentes, en renforçant la confiance et l’estime de soi. En aidant la personne à se recentrer sur le moment présent à ne plus être dans le « faire » mais dans l’« Être ». « Un temps de libération est parfois précédé d’un temps de limitation accrue … »

Prenez soin de vous.

Nathalie Gros sophrologue

Nathalie Gros

9 novembre 2017

Lettres d'information